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      congres


Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 82 du lundi 17 novembre 2008.


  • Editorial : Google is wathching you (Google vous regarde)
  • La documentation sur le site de l'UNAFORMEC
  • Congrès Français du Médecin Généraliste.
  • Accéder au programme des séminaires conventionnels
  • FPC 2008 et quelques séminaires...
  • Bibliomed 521 du 13 novembre 2008: Convulsion et fièvre chez l’enfant : association toujours difficile…
  • Journal faxé du 19 noveambre 2008 : fin de vie à l'hôpital: recommandations et réalité.
  • Les actualités de l'UNAFORMEC

drahiEditorial : Google is wathching you (Google vous regarde)

L'édition du 14 novembre du journal Le Monde relate une utilisation inattendue de la recherche documentaire sur Internet: l'estimation du risque de contamination grippale grâce au moteur de recherche de Google. « En suivant la popularité de certaines requêtes, nos ingénieurs ont remarqué qu'il était possible d'estimer plus précisément le niveau de contamination grippale dans chaque état, presque instantanément, », explique Google. Les requêtes rappelant la grippe telle que « thermomètre », « symptômes grippaux », « douleurs musculaires », « congestion de la poitrine », « fièvre » et bien d'autres sont ainsi analysés. « Lors de la dernière saison de grippe, nous avons partagé nos résultats préliminaires avec la branche Épidémiologie et Prévention de la division Grippe du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), et ensemble nous avons vu à quel point nos estimations étaient en corrélation avec les données réelles du CDC », insiste Google. Et ce, « jusqu'à dix jours précédents les résultats officiels ».
L'utilisation du moteur de recherche semble être la traduction fidèle des préoccupations des citoyens. Avec la mesure du nombre d'interrogations concernant un sujet, ll serait possible de suivre l'état du questionnement du monde à propos de tel ou tel problème. Il faut bien dire que la surveillance (anonyme) des requêtes sur ce serveur sert la cause de la santé publique. Le "Big Brother" de Georges ORWELL aurait pu en faire un autre usage. Cela nous renforce dans notre conviction que l'Internet est devenu un outil sociétal, base privilégiée de l'accès à la connaissance, que nous utilisons sans doute insuffisamment.
Nos patients l'utilisent bien plus que nous, et ont bien souvent interrogé la toile avant de venir nous voir. L'utilisation de l'internet en consultation commence à devenir facile. La recherche documentaire des médecins en cours de consultation pourrait-elle servi à identifier nos besoins de formation? Rêvons, mais les yeux ouverts. Le suivi de la consultation des pages d'un site web est un excellent indicateur des besoins documentaire. Prenons dans l'internet tout ce qui est  bon, et valorisons-le. A nous de regarder l'internet d'une nouvelle manière.

Docteur Eric DRAHI.


clavierLa documentation sur le site de l'UNAFORMEC

Nous mettons à la disposition des internautes plusieurs outils documentaires:

- Bibliomed, analyse critique de l'information médicale sscientifique, dont les aticles datant de plus d'un an sont  en accès libre (sur abonnement pour les articles récents)
- La base de données documentaire du Centre de Documentation de l'UNAFORMEC, accessible gratuitement en ligne,
- le Journal Faxé, hebdomadaire d'informations "sociétales" sur la santé, gratuit lui aussi,
- et d'autres informations ayant à voir avec la FMC et d'EPP.

Enregistrez ces liens dans vos signets: ils sont utilisables en consultation, et peuvent être une source d'information pour nos patients.


cfmgCongrès Français du Médecin Généraliste.

Accédez au programme du Congrès Français du Médecin Généraliste et prenez en ligne votre inscription.


seminairesAccédez au programme des séminaires conventionnels

Vous avez la possibilité d'accéder aux informations concernant les séminaires conventionnels. Vous pouvez lire la description de chaque action, et les sélectionner par date et par région.

- Conditions d’inscription...
- Accédez au programme par date et par région...
- La description des séminaires de l’année 2008...
- S’inscrire aux séminaires de l’UNAFORMEC...

Pour visiter l'ensemble du site, c'est ici...


seminairesEn 2008 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.

  • Améliorer la prévention primaire du risque cardiovasculaire
  • Diabétique de type 2 : éducation diététique
  • Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis !
  • Pourquoi et comment passer à l’insuline un patient diabétique de type 2 ?
  • Alcool, tabac, cannabis, comprendre, repérer, accompagner
  • Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers
  • Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
  • Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
  • Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1 mois – 6 ans)
  • Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute
  • Dépendance personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer
  • L’art de prescrire en aigu chez une personne âgée (latrogénie, bonjour les dégâts)
  • Prescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée
  • Voyage au cœur du sommeil : les insomnies : essai de réponses
  • Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
  • Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge et informer pour prévenir
  • Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
  • Maladies chroniques : aider le patient à gérer sa maladie
  • Généraliste et dépression : reconnaître, soigner et accompagner
  • La trisomie 21 : mieux la dépister, à moindre risque
  • Reprises de prothèses de hanche ou de genou : balance bénéfices/risques - qualité de vie

Visualisez le programme (dates et lieux) et le formulaire d'inscription en cliquant ici 


 

calendrierActualités de la formation: quelques séminaires ...


mainTraumatismes et plaies de la main : prendre en charge & informer pour prévenir.

Avec le développement des centres d’urgences de la main l’idée que toute plaie de main doit être prise en charge dans un service spécialisé semble ancrée tant chez les patients que chez les médecins généralistes. Tous les traumatismes de la main ne nécessitent cependant pas une prise en charge dans un centre spécialisé mais la qualité de la prise en charge initiale conditionne le résultat final.
Un certain nombre de questions doivent se poser et un examen méthodique doit être réalisé dans de bonnes conditions techniques, psychologiques et d’antalgie pour ne pas risquer de passer à côté d’une lésion potentiellement grave. En cas de plaie grave, avant le transfert, les premières mesures d’urgence incombent au médecin généraliste qui constate en premier le traumatisme. La communication des éléments clés permettra d’optimiser la prise en charge et ainsi de diminuer le risque de complications et de séquelles.
L’objectif de ce projet de formation est donc de permettre aux médecins d’améliorer leurs compétences dans l’évaluation de la gravité des plaies et traumatismes de la main pour leur permettre de mieux prendre en charge eux-mêmes des situations ne nécessitant pas un recours au spécialiste
Quatre étapes :
− Les traumatismes fermés
− Les traumatismes ouverts
− La main infectieuse
− Les « outils » nécessaires. La prévention. L’information des patients.
Formation de 2 jours consécutifs pour Généralistes. 16 crédits.

21 et 22 novembre 2008 - Orléans, Centre
Nombre de participants : 24
Public : Généralistes
Responsable de l'action : BISOT Emmanuel
Téléphone inscription : 02 38 45 31 49
Mail inscription : nelly.dabee@wanadoo.fr


vaccinVacciner : qui, pourquoi et comment ?

Les enquêtes les plus récentes révèlent que les bénéfices des vaccinations comme moyen de prévention dans l’opinion du corps médical et du public sont estompés au profit des effets secondaires possibles. L’efficacité de nombre de vaccins n’est plus à démontrer mais certains apparaissent surtout justifiés par un contexte spécifique, résistance croissante aux antibiotiques de germes comme le pneumocoque, projet de voyages, activités professionnelles etc…d’autres méritent encore d’être évalués. Enfin le geste technique doit être maîtrisé et des évolutions récentes telles que, par exemple pour le BCG, la nécessité de recourir à l’injection intradermique, sont source de difficultés.
Objectifs : Il s’agit pour les participants de repérer les avantages et les inconvénients d’une politique vaccinale systématique, définir la couverture vaccinale optimale de chaque personne à partir de critères individuels et collectifs, informer, conseiller, éduquer le patient dans le cadre d’une relation négociée sur la couverture vaccinale la plus adéquate en fonction de son contexte personnel et environnemental.
Experts : un expert généraliste, un expert infectiologue, un médecin de santé publique.

21 et 22 novembre 2008 - Strasbourg Ostwald, Alsace
Nombre de participants : 24
Public : Généralistes
Responsable de l'action : MICHEL Christian
Téléphone inscription : 03.88.41.14.82.
Mail inscription : fmc67@wanadoo.fr

03 et 04 décembre 2008 - Mont Saint Aignan, Haute Normandie
Nombre de participants : 24
Public : Généralistes
Responsable de l'action : ARMANGAU-TURCK Marie-Françoise
Téléphone inscription : 02 35 60 09 77
Mail inscription : drarmangau-turck@wanadoo.fr


styloOptimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?

Une ordonnance française compte en moyenne 4,5 médicaments contre 0,8 dans les pays du Nord de l’Europe. La consommation, particulièrement forte pour certains médicaments (antibiotiques, statines psychotropes), pose problème. L’enquête nationale sur les évènements indésirables graves liés aux soins (Eneis) a mis en évidence que le médicament a été impliqué dans 39% des effets indésirables graves causes d’hospitalisations. Ceci renforce la nécessité de réévaluer régulièrement le bien fondé des prescriptions en tenant compte des prescriptions des autres professionnels de santé, d’une éventuelle automédication ainsi que d’une mauvaise observance. En partant des dossiers des participants et des dernières prescriptions médicamenteuses qui s’y trouvent, comment fonder les prescriptions sur les données actuelles de la science, le contexte médico-psycho-social et les valeurs et représentations du patient ?
Six étapes
− Regard sur les pratiques
− Les autres choix possibles en matière de prescriptions
− Les bonnes résolutions sont-elles réalisables ?
− Utiliser une grille « reflet d’une décision de prescription d’un médicament »
− Le vécu de l’évaluation
− Les actions à mettre en œuvre pour améliorer les pratiques
2 jours de formation pour Généralistes et toutes spécialités. 19,2 crédits (thème prioritaire).
Organisatrice: Marie-Françoise HUEZ.
Orléans les 5 et 6 décembre 2008.
Mail inscription : nelly.dabee@wanadoo.fr


bibliomedBibliomed 521 du 13 novembre 2008: Convulsion et fièvre chez l’enfant : association toujours difficile…


On parle de convulsions fébriles (CF) lorsqu’elles surviennent durant une maladie fébrile chez un enfant âgé de 3 mois à 5 ans1 (7 selon d’autres auteurs) qui ne convulse pas lorsqu’il n’a pas de fièvre. Leur prévalence varie entre 3 et 8% chez les enfants de moins de 7 ans, les définitions et méthodes diagnostiques variant selon les lieux et les cultures1. La crainte d’une infection du système nerveux central ou d’une crise d’épilepsie déclenchée par la fièvre est la préoccupation immédiate du médecin. Une vaste étude de cohorte danoise a montré la bénignité habituelle des CF1. Une revue systématique a fait récemment un point très argumenté sur ces questions.

Pour s’abonner à Bibliomed.


jfaxJournal faxé du 19 noveambre 2008 : fin de vie à l'hôpital: recommandations et réalité.

Le Point (1) fait état d’une étude française publiée dans les Archives of Internal Medicine. Celle-ci révèle les mauvaises conditions de fin de vie des patients hospitalisés dans 200 établissements de santé français. Entre changements sociétaux et médicaux et faute de moyens financiers, une évolution positive de cette situation inacceptable paraît difficile, tant elle répond si mal aux critères d’une médecine « rentable ». Mais la question fondamentale est peut être posée par un lecteur : « Êtes-vous prêts, vous qui réclamez des moyens, à tenir la main d'un proche, chez lui et pas dans une salle d'hôpital, pour l'aider à traverser la rivière et à poser la pièce pour Charon ? »
La journaliste du Point cite sans les commenter les données de l’enquête « Mort à l’hôpital » fournies par ses auteurs. Les lecteurs qui répondent à l’hebdomadaire font preuve de beaucoup plus de passion et d’indignation…

« Mort à l'hôpital ». L’enquête a été menée début 2004 dans 1 033 services de médecine, chirurgie, gériatrie, urgences, soins palliatifs et réanimation. Une infirmière relevait, durant deux mois, divers indicateurs chez des patients en fin de vie. 3 793 patients sont décédés pendant l'étude ; dans les trois quarts des cas, la mort était prévisible. 24,4% avaient au moment du décès un proche à leur côté, 70,1% ont souffert de détresse respiratoire et 12% étaient « douloureux » ; 44,2 % des patients ont reçu des analgésiques opiacés durant leurs dernières heures de vie ; 12 % ont eu une consultation de soins palliatifs. Au total, 35,1 % « seulement » des infirmières ont estimé que les conditions du décès étaient « acceptables pour elles-mêmes »…

C’était avant la loi Léonetti sur les droits des malades et la fin de vie. La journaliste du Point espère que sa promulgation depuis cette étude a amélioré la situation. On peut cependant en douter si l’on considère les évènements douloureux qui se sont déroulés depuis. L’affaire Humbert avait été l’évènement initiateur du débat législatif. L’affaire Sébire a montré depuis que la loi votée n’avait pas apporté de solution à toutes les questions, en partie, il est vrai, faute d’être connue et appliquée, mais en partie aussi en raison de ses ambiguïtés et insuffisances. Les arguments des uns et des autres sont respectables, la réalité complexe… On peut ajouter que les moyens nécessaires pour la mettre réellement en œuvre sont quasi inexistants.

Des solutions sont-elles cependant à portée immédiate ? Anne Jeanblanc cite l’un des auteurs de l’étude, du service de soins intensifs de l'hôpital Henri Mondor à Créteil. « Notre étude met en évidence plusieurs barrières à une bonne qualité de la prise en charge de la fin de vie et propose des solutions pour l'améliorer ». La désignation d'une personne référente et la traçabilité des décisions dans le dossier médical pourraient servir d'indicateurs de qualité côté professionnels de santé, permettant une évaluation et un suivi du projet de fin de vie. La « réappropriation du patient » par ses proches au moment fatal, ce qui implique qu’ils soient réellement informés en temps réel, et leur présence lors du décès le seraient côté famille.

JP VALLEE

1- Ferrand E et al. Circumstances of Death in Hospitalized Patients and Nurses’ Perceptions. French Multicenter Mort-a-l’Hôpital Survey. Arch Intern Med. 2008;168:867-75.
2- ANAES/SFAP. L’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches. Janvier2004.

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