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      congres


Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 83 du lundi 1° décembre 2008.


  • Editorial : Le CFMG 2009 n’est pas un congrès de plus de médecine générale.
  • Congrès Français du Médecin Généraliste.
  • Accéder au programme des séminaires conventionnels
  • FPC 2008 et quelques séminaires...
  • Bibliomed 523 du 27 novembre 2008: Cholestérol et prévention primaire : « seuils » et « cibles »…
  • Journal faxé du 26 novembre 2008 : les droits des patients en fin de vie.
  • Les actualités de l'UNAFORMEC

doreEditorial : Le CFMG 2009 n’est pas un congrès de plus de médecine générale.

Le CFMG 2009 n’est pas un congrès de plus de médecine générale. C’est un congrès de l’Unaformec qui poursuit son rôle historique dans la qualité des soins et la formation des médecins.
Le Congrès Français du Médecin Généraliste répond à quatre besoins :
1. besoin du médecin généraliste d’avoir des repères pour guider l’évolution de son quotidien tant scientifique que sociétal.
2. besoin pour la médecine générale de s’affirmer comme spécialité enfin reconnue.
3. besoin pour l’UNAFORMEC de se montrer comme un des promoteurs de la qualité des soins. C’est sa vocation de mettre à disposition des professionnels une FMC et une EPP qui améliorent autant leur qualité de vie que leur qualité professionnelle.
4. besoin pour l’UNAFORMEC de permettre la rencontre des acteurs de soins pour concrétiser la coopération des pratiques qui apparait dès aujourd’hui orienter l’évolution de notre système de soins.
Un tel challenge mérite un événement qui permette des rencontres et des échanges, point de départ pour les généralistes d’une vision nouvelle de leur exercice.
Aujourd’hui, les systèmes économiques s’essoufflent à trouver un équilibre entre les exigences d’une offre de soins de plus en plus coûteuse et des ressources de plus en plus précaires.
Demain, sous la pression d’une Europe qui a su assez tôt faire la preuve que l’amélioration de l’efficience du système de santé reposait sur des soins primaires efficaces et des médecins généralistes compétents (1).
La réforme du DES de médecine générale, l’installation à grand peine de la filière de médecine générale pour la formation initiale des spécialistes en médecine générale n’aura d’impact et de sens que si elle est complétée par une formation continue qui permette à chacun d’adapter ses pratiques en coopération avec tous les acteurs du système de soins.
La variété des thèmes du Congrès Français du Médecin Généraliste ne doit pas être comprise comme un empilement de possibilités qui prétendraient constituer une compétence. Mais au contraire comme autant d’outils qui doivent permettre de construire une démarche d’amélioration globale de la pratique.

Être spécialiste en médecine générale demande d’être compétent dans un modèle holistique (2) mais cela ne suffit pas, il faut aussi être efficace et pour cela il faut être capable d’harmoniser ses compétences avec celles des autres dans une pratique coopérative.
Cette pratique coopérative sera illustrée dans le CFMG 2009 par une constante expertise croisée, expert généraliste/expert spécialiste d’organe.

Docteur Michel Doré

Références :
1. Starfield B. Primary care: balancing health needs, services and technology.Oxford: Oxford University press, 1998.
2. Théorie selon laquelle l'homme est un tout indivisible qui ne peut pas être expliqué par ses différentes composantes (physique, physiologique, psychique) considérées séparément.  Globalisme. Grand Robert electronique ed. 2005


cfmgCongrès Français du Médecin Généraliste.

Accédez au programme du Congrès Français du Médecin Généraliste et prenez en ligne votre inscription.

Programme synoptique...

Programme détaillé...


seminairesAccédez au programme des séminaires conventionnels

Vous avez la possibilité d'accéder aux informations concernant les séminaires conventionnels. Vous pouvez lire la description de chaque action, et les sélectionner par date et par région.

- Conditions d’inscription...
- Accédez au programme par date et par région...
- La description des séminaires de l’année 2008...
- S’inscrire aux séminaires de l’UNAFORMEC...

Pour visiter l'ensemble du site, c'est ici...


seminairesEn 2008 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.

  • Améliorer la prévention primaire du risque cardiovasculaire
  • Diabétique de type 2 : éducation diététique
  • Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis !
  • Pourquoi et comment passer à l’insuline un patient diabétique de type 2 ?
  • Alcool, tabac, cannabis, comprendre, repérer, accompagner
  • Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers
  • Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
  • Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
  • Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1 mois – 6 ans)
  • Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute
  • Dépendance personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer
  • L’art de prescrire en aigu chez une personne âgée (latrogénie, bonjour les dégâts)
  • Prescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée
  • Voyage au cœur du sommeil : les insomnies : essai de réponses
  • Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
  • Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge et informer pour prévenir
  • Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
  • Maladies chroniques : aider le patient à gérer sa maladie
  • Généraliste et dépression : reconnaître, soigner et accompagner
  • La trisomie 21 : mieux la dépister, à moindre risque
  • Reprises de prothèses de hanche ou de genou : balance bénéfices/risques - qualité de vie

Visualisez le programme (dates et lieux) et le formulaire d'inscription en cliquant ici 


 

calendrierActualités de la formation: quelques séminaires ...


contraceptionContraception : écouter et informer pour un choix éclairé

Les enquêtes les plus récentes révèlent que les bénéfices des vaccinations comme moyen de prévention dans l’opinion du corps médical et du public sont estompés au profit des effets secondaires possibles. L’efficacité de nombre de vaccins n’est plus à démontrer mais certains apparaissent surtout justifiés par un contexte spécifique, résistance croissante aux antibiotiques de germes comme le pneumocoque, projet de voyages, activités professionnelles etc…d’autres méritent encore d’être évalués. Enfin le geste technique doit être maîtrisé et des évolutions récentes telles que, par exemple pour le BCG, la nécessité de recourir à l’injection intradermique, sont source de difficultés.
Objectifs : Il s’agit pour les participants de repérer les avantages et les inconvénients d’une politique vaccinale systématique, définir la couverture vaccinale optimale de chaque personne à partir de critères individuels et collectifs, informer, conseiller, éduquer le patient dans le cadre d’une relation négociée sur la couverture vaccinale la plus adéquate en fonction de son contexte personnel et environnemental.
Experts : un expert généraliste, un expert infectiologue, un médecin de santé publique.

27 et 28 février 2009 - Bouguenais, Pays de la Loire
Nombre de places : 24
Public : Généralistes et Spécialistes
Responsable de l'action : VERCOUTERE Michelle
Téléphone inscription : 02 40 48 47 23
Mail inscription : uraformec.pl@orange.fr



prPolyarthrite rhumatoïde et rhumatismes auto-immuns : diagnostic et prise en charge initiale

La polyarthrite rhumatoïde (PR) et les autres rhumatismes inflammatoires auto-immuns forment un cadre nosologique cohérent sous l’angle physiopathologique mais sémiologiquement hétérogène. Ils représentent le prototype des affections chroniques à découverte tardive qui, selon le HCSP, « mettent des années à se constituer et à évoluer, de telle sorte que l’on peut être malade, même gravement et pourtant assez autonome durant de très nombreuses années ». L’ensemble des maladies auto immunes constitue la troisième cause de morbidité dans les pays développés, avec une prévalence aux environs de 6 à 7%. Les consultations pour « arthropathies » au sens large représentent le huitième motif de recours au médecin généraliste. Réduire le délai de prise en charge de la PR permet de diminuer le handicap en traitant précocement. La complexité biologique des marqueurs auto-immuns accroît les difficultés pour les praticiens.
Objectif : permettre au médecin généraliste parfois confronté à des problèmes de diagnostic complexe d’optimiser sa démarche diagnostique et sa prise en charge initiale et d’informer le patient de manière adéquate.
Quatre étapes :
- La clinique des rhumatismes inflammatoires
- Les examens pour étayer le diagnostic
- Accompagnement et information du patient
- Une prise en charge coordonnée.
Experts :
- Un médecin généraliste ayant une expertise dans l’analyse critique de l’information médicale
- Un médecin rhumatologue ou médecin interniste compétent en rhumatologie .

Formation de 2 jours pour 24 participants [Généralistes]
7 et 28 février 2009 - Nancy, Lorraine
Responsable de l'action : EVRARD Denis
Téléphone inscription : 03 29 51 57 00
Mail inscription : federation.lorformec@orange.fr


bibliomedBibliomed 523 du 27 novembre 2008: Cholestérol et prévention primaire : « seuils » et « cibles »…

Le risque cardiovasculaire (RCV) est l’une des causes majeures de décès dans le monde entier. De nombreuses études d’observation ont montré la relation entre RCV et LDLcholestérol et tout l’intérêt d’une prise en charge – médicamenteuse ou non - même ou surtout avant toute manifestation clinique. Les recommandations internationales, françaises comprises, fondées sur cet argument épidémiologique, déterminent pour différents taux de LDL des seuils d’intervention thérapeutique et des cibles à atteindre. Trois éditoriaux récents posent à ce sujet des questions dérangeantes et envisagent quelques éléments de réflexion.

Pour lire la suite de ce numéro et s’abonner à Bibliomed ...


jfaxJournal faxé du 26 novembre 2008 : les droits des patients en fin de vie.

- L’enquête récente dans les hôpitaux français montre que la prise en charge des fins de vie est loin d’être optimale, malgré l’évolution des mentalités et des textes réglementaires.

- Préserver la qualité de vie jusqu’au décès nécessite une grande disponibilité des soignants parfois difficile dans les conditions réelles d’exercice.

- Cette prise de conscience n’implique pas seulement les professionnels de santé, mais la société tout entière.

- La loi de 2005 interdit l’acharnement thérapeutique et renforce les droits des patients en fin de vie. Mais elle est aujourd’hui encore insuffisamment connue et appliquée.
La loi le 22 avril 2005 a été votée après de nombreux travaux de réflexion, dont la conférence de consensus de 2004 et le volumineux rapport Léonetti. Elle est applicable depuis les décrets du 6 février 2006, mais sans doute pas assez connue. Les récentes affaires ont montré aussi ses limites.

Comment respecter la volonté du patient en fin de vie ? Le prolongement et le maintien en survie ne sont en aucun cas la priorité et la mission des soignants. La loi interdit maintenant toute obstination déraisonnable, c'est-à-dire impliquant des actes « inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ». Les seuls guides sont donc l’intérêt du patient et le respect de sa dignité, en lui garantissant un accès réel aux soins palliatifs. Son intérêt suppose d’éviter tout acharnement thérapeutique, que l’on peut définir comme la mise en œuvre de moyens ayant des objectifs hors de proportion avec la situation réelle. Sa dignité s’oppose à une prolongation de la vie si cela implique des conditions inhumaines et des souffrances qui ne peuvent être soulagées.

Les droits des patients renforcés. La loi de 2005 permet au patient d’exprimer sa volonté. Elle anticipe sur les situations de fin de vie inconsciente en permettant au patient de rédiger des directives anticipées qui s’imposent aux soignants et en renforçant le rôle de la personne de confiance déjà prévu par la loi de 2002. Si le patient inconscient a rédigé des directives anticipées, elles vont aider l’équipe de soins à prendre la décision d’arrêt total ou partiel des traitements. C’est aussi à ce moment que la personne de confiance désignée à l’avance par mandat écrit et signé prend toute son importance. Son avis prévaut sur tout autre avis non médical, à l’exclusion des directives anticipées, dans les décisions d’investigation, d’intervention, ou de traitement.

Des problèmes insolubles… Les différentes « affaires » qui se succèdent montrent bien la difficulté de concilier la mission de soins et la volonté du patient, parfois les souhaits de l’entourage proche. La loi insiste sur le devoir d’information des professionnels de santé, pour que tous comprennent clairement les décisions prises, même au risque d’abréger la vie. Elle définit le principe de collégialité et de transparence de la décision, pour éviter que des décisions soient prises unilatéralement et surtout de faire peser le poids de la décision sur un professionnel, le malade ou la famille. Au-delà de tous ces principes parfaitement justifiés, et malgré ses imperfections, il nous faut sans doute réfléchir aux raisons pour lesquelles cette loi est aujourd’hui encore insuffisamment connue et appliquée…

JP VALLEE

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