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L'UNAFORMEC vous donne rendez-vous au Palais des Congrès de Paris
jeudi, vendredi et samedi.


Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 85 du lundi 26 janvier 2009.


  • Editorial : 2009 des vœux c’est la tradition…
  • Mais pourquoi l'éducation thérapeutique du patient prend-elle tant d'importance aujourd'hui ?
  • Congrès Français du Médecin Généraliste : c'est cette semaine !
  • Liste des séminaires conventionnels proposés en 2009 par l'UNAFORMEC
  • FPC 2009 : quelques formations
  • Bibliomed 530 du 22 janvier 2009 : Education du patient : « nouvelle » approche de la médecine ?.
  • Journal faxé du 21 janvier 2009 : la mélamine n'est pas seulement une matière plastique...
  • Les actualités de l'UNAFORMEC
doreEditorial : 2009 des vœux c’est la tradition…

La tradition à l’UNAFORMEC c’est de permettre le progrès, le changement et la réflexion. Cela se traduit depuis 30 ans par bon nombre d’innovations au service de la qualité des soins par une FMC associative. En matière de pédagogie, sa première mission de transformer la formation continue des médecins généralistes est accomplie tant les associations et les anciens de l’UNAFORMEC animent et diffusent ce qu’ils ont contribué à construire avec l’UNAFORMEC.

La tradition à l’UNAFORMEC n’est pas de suivre, mais avant tout d’éclairer l’évolution.

La tradition à l’UNAFORMEC est de contribuer à faire évoluer et accompagner les pratiques ; pour les faciliter, aider à les rendre plus pertinentes pour les patients, plus efficientes pour la santé publique, plus faciles pour les médecins, pour qu’ils restent heureux et fiers de leur métier.

Les difficultés sont nombreuses : exigences de qualité, exigence de sécurité, exigence d’économie, de responsabilité, d’information. Aux soins, s’ajoutent la prévention, l’éducation des maladies au sens pédagogique du terme, et tout ceci oblige à revoir les activités professionnelles.

La tradition à l’UNAFORMEC c’est l’amélioration de la qualité des soins par une FMC basée sur l’analyse des pratiques. Aujourd’hui, ma conviction est qu’elle ne peut se perpétuer qu’avec une collaboration et une réflexion transversale avec l’ensemble des acteurs de soins.

Mes vœux pour l’UNAFORMEC sont que ses acteurs continuent ensemble à montrer à tous, patients, décideurs, médecins, y compris les plus jeunes, que l’on peut progresser et qu’un développement professionnel continu n’empêche pas d’être heureux, au contraire.

Je vous souhaite donc une UNAFORMEC à la hauteur de vos ambitions.

Michel Doré, Présient de l'UNAFORMEC


drahiMais pourquoi l'éducation thérapeutique du patient prend-elle tant d'importance aujourd'hui?

Dans ce numéro du Magazine de l'UNAFORMEC, nous vous présentons le premier numéro d'une série d'articles sur l'éducation thérapeutique du patient (ETP). Pourquoi une série d'articles sur un même thème ? Pourquoi donner autant d'importance à ce sujet ?
L' ETP sera inscrite dans la loi Hôpitaux, Patients, Santé et Territoire. Elle a fait récemment l'objet de plusieurs rapports (IGAS, Rapport SAOUT); elle est l'objet de très nombreuses publications.
De fait, elle s'inscrit dans un double mouvement : celui de la prédominance des maladies chroniques, qui représentent aujourd'hui les principaux motifs de soins et d'hospitalisation, et celle de la demande des patients d'être associés aux décisions les concernant.
L'ETP n'est pas une simple information du médecin à son patient. C'est une attitude, et des techniques de communication et de pédagogie, qui permettent au patient de s'approprier sa démarche d'autosoin dans sa maladie, et de s'adapter aux évolutions de sa maladie. Cela siginfie que le patient est informé, mais qu'il est également formé en termes de savoir-faire et de savoir-être. Les techniques pédagogiques à utiliser sont celles de la pédagogie d'adulte, reposant sur la prise en compte du pré-acquis du patient, sur l'interactivité et le développement de compétences (et pas uniquement de savoir). Dans nos formations continues interactives, nous avons tous appris que c'est en partant de notre expérience que l'on s'adapte à de nouvelles connaissances, et c'est en discutant, en débattant et en faisant que l'on apprend à faire. C'est la même chose pour nos patients.
Cela change considérablement nos attitudes de soignants, qui doivent passer du  "médecin qui sait et qui dit au patient ce qu'il doit faire" au "patient qui fait, grâce au médecin {ou au soignant en général} qui l'aide à développer ses compétences".
Si la formation initiale commence à s'intéresser à cette problématique, c'est aujourd'hui dans notre formation continue que nous devons développer nos compétences... à développer celles du patient.

Eric DRAHI.


cfmgCongrès Français du Médecin Généraliste : c'est cette semaine !

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seminairesEn 2009 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.

  • Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
  • Voyage au cœur du sommeil : les insomnies, essai de réponse.
  • Arrêter les benzodiazépines chez le sujet âgé : dogme ou réalité ? Se poser les bonnes questions et informer.
  • Des antibiotiques ou des antiviraux dans les infections respiratoires saisonnières réputées virales
  • Arrêts de travail et reprise d'activité: mode d’emploi
  • Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis
  • Polyarthrite rhumatoïde et rhumatismes auto-immuns : diagnostic et prise en charge initiale
  • Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge & informer pour prévenir
  • Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
  • AVK - Vivre mieux et plus longtemps sans saigner.
  • Peut-on se passer d’imagerie dans la lombalgie commune récente ?
  • Épaule douloureuse: comprendre, expliquer, soigner. De l'antalgie à la chirurgie
  • Traumatismes articulaires récents du genou et de la cheville - Un examen méthodique pour une prise en charge adaptée.
  • Contraception : écouter et informer pour un choix éclairé
  • L’adolescent et le médecin généraliste
  • Suivi de l’adolescent : une consultation à risque médico-légal
  • Troubles du comportement de l’enfant (2 ans à 6-7 ans). Quand faut-il s’inquiéter ?
  • Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1mois-6ans) ?
  • Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
  • Maladie d’Alzheimer et Médecine Générale : Que faire après l’annonce du diagnostic ?
  • Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute. « Ne laissons pas tomber les vieux »
  • Cancer du col utérin : dépister – prévenir - informer
  • Dépister et prévenir les mélanomes
  • Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers ?
  • Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
  • Violences faites aux femmes : repérage et certificat médical.
  • Sevrage tabagique : « motivons-nous, motivons les ».
  • Généraliste et dépression : reconnaître, soigner, accompagner
  • La broncho-pneumopathie obstructive post-tabagique : Vous avez dit maladie générale ?
  • Le généraliste et le patient insuffisant cardiaque chronique : optimiser sa prise en charge.
  • Diabétique de type 2 : éducation diététique
  • Maladies chroniques : aider le patient a gérer sa maladie
  • Le pied du diabétique : objet de tous les soins.
  • Grippe. Limiter la casse. Mieux protéger nos patients à risque
  • Vacciner : qui, pourquoi et comment ?
  • Le refus parental de certaines vaccinations chez le nourrisson. Quelques pistes pour s’en sortir.
  • Troubles de l'humeur et états psychotiques à l'adolescence : Repérer, traiter accompagner

Pour voir le détail de ces séminaires sur notre site web... Vous pouvez-aussi retrouver ces séminaires classés par date, région et organisme...


 

FPC 2009: quelques formations...


 

contraceptionContraception : écouter et informer pour un choix éclairé

27 et 28 février 2009 – Bouguenais, Pays de la Loire

Nombre de places : 24

Public :Généralistes

Responsable de l'action :VERCOUTERE Michelle

Téléphone inscription :02 40 48 47 23

Mail inscription :uraformec.pl@orange.fr

La contraception représente une part importante de l’activité des médecins généralistes (40% en moyenne en 2005). Les différentes méthodes contraceptives couramment utilisés sont considérées comme très efficaces avec un taux d’échec variant selon la méthode de 0,1 à 0,5 grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation. Toutefois ceci n’est pas un strict reflet de la réalité, les chiffres pouvant varier de 0,1 à 6 voire 8 grossesses pour 100 femmes sur la même période selon la méthode utilisée. Même s’il revient au prescripteur de relever les éventuelles contre-indications propres à chaque patiente, les critères médicaux ne peuvent être considérés comme les seuls critères décisionnels, une implication de la femme et si possible du couple dans le choix de la méthode répondant le mieux à leurs attentes, leurs représentations et leurs conditions matérielles de vie étant déterminante.

Objectif: permettre aux participants de s’approprier les données disponibles sur les différentes méthodes contraceptives pour mieux informer les patientes, prendre en compte leurs attentes, les situations particulières et toute la dimension psycho-sociale dans la décision de prescription.

Cinq étapes

- La première consultation pour contraception

- Les situations particulières et les situations à risque

- La contraception par dispositif intra-utérin.

- Les modalités de suivi des différentes contraceptions.

- Informer pour prévenir. Comment améliorer la pratique ?

Experts :

- Un médecin généraliste intervenant habituel dans un centre de planification et d’éducation familiale et d’interruption volontaire de grossesse

- Un gynécologue.


PRPolyarthrite rhumatoïde et rhumatismes auto-immuns, un casse-tête diagnostic au quotidien.

27 et 28 février 2009 - Nancy, Lorraine

Nombre de places : 24

Public :Généralistes

Responsable de l'action : EVRARD Denis

Téléphone inscription : 03 29 51 57 00

Mail inscription : federation.lorformec@orange.fr

La polyarthrite rhumatoïde (PR) et les autres rhumatismes inflammatoires auto-immuns forment un cadre nosologique cohérent sous l’angle physiopathologique mais sémiologiquement hétérogène. Ils représentent le prototype des affections chroniques à découverte tardive qui, selon le HCSP, « mettent des années à se constituer et à évoluer, de telle sorte que l’on peut être malade, même gravement et pourtant assez autonome durant de très nombreuses années ». L’ensemble des maladies auto immunes constitue la troisième cause de morbidité dans les pays développés, avec une prévalence aux environs de 6 à 7%. Les consultations pour « arthropathies » au sens large représentent le huitième motif de recours au médecin généraliste. Réduire le délai de prise en charge de la PR permet de diminuer le handicap en traitant précocement. La complexité biologique des marqueurs auto-immuns accroît les difficultés pour les praticiens.

Objectif : permettre au médecin généraliste parfois confronté à des problèmes de diagnostic complexe d’optimiser sa démarche diagnostique et sa prise en charge initiale et d’informer le patient de manière adéquate.

Quatre étapes :

- La clinique des rhumatismes inflammatoires

- Les examens pour étayer le diagnostic

- Accompagnement et information du patient

- Une prise en charge coordonnée.

Experts :

- Un médecin généraliste ayant une expertise dans l’analyse critique de l’information médicale

- Un médecin rhumatologue ou médecin interniste compétent en rhumatologie.


avkAVK - Vivre mieux et plus longtemps sans saigner

03 et 04 avril 2009 - Orléans, Centre

Nombre de places : 24

Public : Généralistes

Responsable de l'action : DRAHI Eric

Téléphone inscription : 02 38 45 31 49

Mail inscription :nelly.dabee@wanadoo.fr

La prescription des AVK pose un problème de santé publique du fait de ses complications, principalement hémorragiques (surdosage) et thrombotiques (sous dosage) liées au traitement au long cours. Une étude réalisée en 1998 par les centres régionaux de pharmacovigilance a montré que les accidents hémorragiques des AVK venaient au premier rang des accidents iatrogéniques médicamenteux, responsables de 17 000 hospitalisations par an, soit 13% des hospitalisations pour effet iatrogénique. 8% des hémorragies cérébrales surviennent chez des patients sous AVK. En 2003, dans une étude sur le suivi biologique du traitement par AVK, l’INR était chez plus de 50 % des patients en dehors de la zone cible, et chez 28,2% en dehors de toute zone thérapeutique. Les surdosages asymptomatiques sont fréquents (15 à 30% des INR, selon les études).

Objectif : Prescrire, éduquer, surveiller, adapter, réévaluer, coordonner, parfois arrêter sont les mots clés d’une prise en charge au long cours sécurisée pour les patients, telle est l’intention générale de ce projet.

Quatre étapes

- Les complications et les situations à risque

- Les indications et le suivi

- Les situations complexes

- L’information des patients

Experts

- Un expert généraliste exerçant en médecine libérale, ayant une compétence en analyse critique de l’information médicale.

- Un expert compétent dans le domaine de l’anti-coagulation: cardiologue ou angiologue.


 

bibliomedBibliomed 530 du 22 janvier 2009 : Education du patient : « nouvelle » approche de la médecine ?.

Les besoins sanitaires de nos sociétés ont considérablement évolué ces 30 dernières années. La prévention, avec la prise en compte des facteurs de risque, les maladies chroniques représentent une part croissante de l’activité médicale. Par ailleurs, la revendication d’un rôle plus actif de l’individu pour tout ce qui le concerne, problèmes de santé compris, fait partie de l’évolution sociologique générale. L’internet met à sa portée immédiate de multiples sources d’information. La relation médecin-patient ne peut plus se résumer à la prescription d’une « ordonnance ». Elle devrait être une véritable éducation thérapeutique du patient (ETP) lui permettant d’autogérer ses problèmes de santé au quotidien.
Plusieurs équipes (Assal et Golay à Genève1, Deccache à Bruxelles, d’Ivernois et Gagnayre à Paris…) en ont précisé les définitions, les champs d’action, l’efficacité.

Pour lire la suite de ce numéro et s’abonner à Bibliomed ...


jfaxJournal faxé du 21 janvier 2009 : la mélamine n'est pas seulement une matière plastique...

L’affaire mélamine ne peut se résumer à l’histoire de la contamination frauduleuse des laits chinois Sanlu (certains lots en contenaient jusqu’à 2,5 g par kg de poudre de lait). Les effets catastrophiques en Chine ont largement été exposés dans la presse. On commence à parler d’autres cas en Asie (Taiwan, Japon, Singapour…) et de nombreux pays ont bloqué toute importation de produits laitiers chinois. Il reste à évaluer le pronostic à long terme des enfants atteints. Mais l’histoire de la mélamine va très au-delà de ce dramatique accident. On commence à s’apercevoir que cette curieuse molécule et ses dérivés sont largement présents dans la vie de tous les jours.

La mélamine n’est certes pas un « additif alimentaire », mais se retrouve beaucoup dans nos assiettes… En l’attente de données plus précises, peut-on vraiment considérer qu’il s’agit d’un contaminant peu dangereux aux niveaux « habituels » ? (1).

La mélamine hors usage frauduleux. On fabrique chaque année des milliers de tonnes de mélamine dans le monde pour de multiples usages : revêtements, colles, produits de moulage, protecteurs contre l’incendie, mais aussi engrais, pesticides, larvicides ou biocides (c’est un métabolite du cyromazine à large usage végétal et animal). Des plats moulés peuvent contaminer l’alimentation sous l’effet de la cuisson à haute température et d’aliments acides (jus de citron ou d’orange, lait caillé). L’acide cyanurique, impureté probable dans la mélamine, en est un analogue structurel. La FDA l’admet comme additif dans l’alimentation des ruminants. C’est aussi un produit de dégradation de désinfectants des eaux de piscine : des nageurs peuvent en consommer accidentellement ; les rejets peuvent contaminer des poissons qui les concentrent. Au total, l’ingestion de mélamine est estimée en moyenne à 0,007 mg/kg de poids corporel et par jour, exposition considérée comme faible (2).

Toxicité de la mélamine. Le rapport de l’OMS2 confirme surtout la toxicité orale du mélange mélamine (à fortes doses) / acide cyanurique, qui induit une lithiase et une insuffisance rénale ultérieure. Les deux produits séparés semblent assez peu toxiques. Mais ce rapport admet ses limites : il n’y a pas actuellement d’explication des différents niveaux de toxicité constatés chez les enfants contaminés, ni d’informations suffisantes sur l’interaction mélamine/acide cyanurique, ou sur l’effet potentiel des contaminations alimentaires évoquées ci-dessus. Il n’existe par ailleurs aucune donnée humaine sur d’éventuels effets carcinogènes, observés chez les rats et souris.

Taux « admissibles ». Sur la base des données expérimentales animales, les experts de différents pays ont recommandé un seuil considéré comme sans risque de toxicité : 0,63 mg/kg/j aux USA, 0,5 mg en Europe, 0,35 mg au Canada (2). L’Afssa a modélisé selon les normes européennes un « scénario du pire », admettant la consommation maximum et prolongée de produits chinois, dont le risque de contamination a été évalué, réellement utilisés dans l’alimentation française. La plus forte consommation envisagée dans cette simulation montre que la dose journalière totale maximale reste au dessous de la norme admise1. Scénario rassurant, mais qui ne parle pas des réserves du rapport de l’OMS.

JP VALLEE

  1. Afssa. Saisine n° 2008-SA-0301 et 0333 des 4 et 18 novembre 2008.

  2. WHO. Melamine and Cyanuric acid: Toxicity, Preliminary Risk Assessment and Guidance on Levels in Food. 30/10/08.

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