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Le
Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel |
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Editorial : quels moyens pour les nouvelles frontières ?En 1986, l'UNAFORMEC avait publié un volumineux rapport sur les nouveaux champs d'activité du praticien (1). 23 ans après, ces champs sont investis par des médecins libéraux, toutes spécialités confondues. Les "nouvelles frontières" que décrivaient ce dossier sont donc atteintes. Quelles seront les nouvelles frontières des 20 ans à venir ? Aujourd'hui, elles commencent à se dessiner. Elles ont pour noms (sans classement ni hiérarchie) "décision partagée avec le patient", "éducation thérapeutique", "coopérations interprofessionnelles", "maisons médicales", "qualité d'exercice et de vie des professionnels", "médecine fondée sur les preuves"... Nous en oublions sans doute. Quel est leur point commun : une nouvelle place du médecin dans un système de santé plus coopératif, plus partagé, et plus centré sur les individus que sont les patients et les professionnels. Cela peut être perçu comme une perte de légitimité du médecin, voire de son «pouvoir». De fait, de nombreuses analyses montrent que les médecins souffrent aujourd'hui du grand écart entre les valeurs et les missions enseignées au cours de leur formation initiale, et la réalité des usages professionnels. Trop de difficultés à exercer aujourd'hui ne permettent pas de s'investir sereinement dans le futur. Nous ne voyons pas non plus nos tutelles faire œuvre de pédagogie, en nous donnant une grille de lecture de ces mutations. Au contraire, elles nous proposent un empilement de missions : coordination, actions de santé publique, prévention, ... sans en prévoir les moyens nécessaires, et en positionnant le médecin comme le seul acteur de ces transformations, qui peuvent alors être vécues comme des contraintes. C’est bien le paradoxe de ces mutations du système de santé, déjà mises en œuvre par nombre de professionnels, reposant au début sur le militantisme, et qui aujourd’hui deviennent des injonctions. Pourtant, il faudra bien des moyens pour les mettre en œuvre, financiers et humains. C’est bien le rôle de la FMC d’accompagner les professionnels, mais cela ne peut se faire que s’il existe une véritable prise en compte des moyens nécessaires à ces mises en œuvre. Eric DRAHI 1- Les Nouveaux Champs d’Activité du Praticien: épidémiologie de terrain, recherche clinique, prévention/éducation sanitaires, santé communautaire |
Pour voir le détail de ces séminaires sur notre site web... Vous pouvez-aussi retrouver ces séminaires classés par date, région et organisme... |
FPC 2009: quelques formations... |
6 et 07 mars 2009 - Danne et quatre vents, Lorraine Responsable de l'action : DUBOIS Gérard Formation de 2 jours consécutifs pour 24 participants [Généralistes] Hommes
ou femmes, de l’enfance à l’âge avancé, peuvent être concernés à tout
moment par l’insomnie. C’est une pathologie à forte prévalence dans la
population générale. En 2003, selon les données de l’observatoire de la
médecine générale de la SFMG, l’insomnie était le 22ème motif le plus
fréquent de consultation en médecine générale (3% des motifs de
consultation). Diverses études nord-américaines faites auprès de
médecins généralistes ont montré les difficultés de la prise en charge
au quotidien de l’insomnie : il est toujours long et difficile
d’interroger l’insomniaque et plus simple de prescrire un médicament,
malaisé de recourir à des approches de type comportemental, pour
lesquelles la disponibilité de professionnels formés est toujours une
gageure. L’objectif est donc, au cours de cette formation, d’en arriver
à un consensus professionnel aussi fort que possible, établir quelques
règles « de bon sens » basées sur une démarche pragmatique. |
Reprises de prothèses totales de hanche : balance bénéfices/risques et qualité de vie Responsable de l'action : ROUVILLAIN Jean-Louis |
Contraception : écouter et informer pour un choix éclairé13 et 14 mars 2009 - Bègles, Aquitaine Public : Généralistes Responsable de l'action : LABBE Jacques Téléphone inscription : 05.57.01.12.16. Mail inscription : unaformec.aquitaine@orange.fr La contraception représente une part importante de l’activité des médecins généralistes (40% en moyenne en 2005). Les différentes méthodes contraceptives couramment utilisées sont considérées comme très efficaces avec un taux d’échec variant selon la méthode de 0,1 à 0,5 grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation. Toutefois ceci n’est pas un strict reflet de la réalité, les chiffres pouvant varier de 0,1 à 6 voire 8 grossesses pour 100 femmes sur la même période selon la méthode utilisée. Même s’il revient au prescripteur de relever les éventuelles contre-indications propres à chaque patiente, les critères médicaux ne peuvent être considérés comme les seuls critères décisionnels, une implication de la femme et si possible du couple dans le choix de la méthode répondant le mieux à leurs attentes, leurs représentations et leurs conditions matérielles de vie étant déterminantes. Objectif: permettre aux participants de s’approprier les données disponibles sur les différentes méthodes contraceptives pour mieux informer les patientes, prendre en compte leurs attentes, les situations particulières et toute la dimension psycho-sociale dans la décision de prescription. Cinq étapes : - La première consultation pour contraception - Les situations particulières et les situations à risque - La contraception par dispositif intra-utérin. - Les modalités de suivi des différentes contraceptions. - Informer pour prévenir. Comment améliorer la pratique ? Experts : - Un médecin généraliste intervenant habituel dans un centre de planification et d’éducation familiale et d’interruption volontaire de grossesse - Un gynécologue. Violences faites aux femmes : repérage et certificat médical Responsable de l'action : SERVOIN Isabelle Objectif : informer et aider les participants à identifier et prendre en charge les pathologies liées à des violences. Deux étapes Expert : un médecin généraliste, psychiatre ou urgentiste ayant une formation et une expérience professionnelle dans le domaine des violences conjugales. |
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En 2000, le conseil d’administration de l’Unaformec décidait de se doter d’une société scientifique de médecine générale, devenue depuis la SFDRMG (société française de documentation et de recherche en médecine générale). Evitons aujourd’hui tout malentendu à ce sujet… Pourquoi une société scientifique de médecine générale à l’Unaformec ? La décision procédait de la conjonction de deux évolutions. D’une part, le centre de documentation avait développé progressivement ses activités d’analyse documentaire et d’écriture. Faut-il rappeler que plus de 55000 articles sélectionnés pour leur pertinence pour la médecine générale sont aujourd’hui indexés dans sa base de données, que le 1er numéro de Bibliomed date de 1996 ? Faut-il aussi rappeler le foisonnement d’activités de recherche et d’écriture fait à partir de cette documentation ? D’autre part apparaissait dans diverses publications de l’époque le caractère incontournable du travail des sociétés scientifiques : on ne pouvait voir les pratiques s’adapter en permanence aux données actualisées de la science qu’à partir d’une réflexion fondée sur les aspects scientifiques propres à chaque discipline. Cette réflexion concernait aussi la médecine générale, parente « pauvre » dans ce domaine. C’était notamment une condition essentielle pour que les recommandations ne restent pas un simple catalogue de bonnes intentions, ou deviennent, au pire, des « normes » opposables en toutes circonstances à chaque professionnel. La décision du conseil d’administration prenait acte de ce double cheminement. La construction progressive d’une expertise en soins primaires. Les premiers séminaires de formation réalisés dans le cadre conventionnel ont permis de mettre en action les compétences pédagogiques acquises par les uns et les autres. La notion d’expertise en soins primaires a pu sembler, quand elle est apparue pour la première fois dans le cahier des charges de la FPC, un gadget sans doute provisoire, lié à la marque « syndicale » des signataires de la convention. Elle a d’ailleurs failli disparaître au changement de couleur de la convention suivante. Pourtant, la participation de généralistes à différents groupes de réflexion ou de décision a montré que l’on ne pouvait se contenter d’une présence alibi. La notion « d’experts » prenait son sens dans toutes les disciplines, médecine générale comprise, même si ce n’était pas toujours évident. Elle concerne la profession tout entière. Cela passe nécessairement par un travail de fond qui nécessite une coordination avec toutes les sociétés scientifiques de médecine générale qui existent, quels que soient les griefs antérieurs, si l’on veut éviter tout gaspillage d’énergie, et surtout rendre possible et pérenne une telle expertise. Si l’on admet ces quelques prémisses, il ne peut y avoir aucun malentendu. JP VALLEE 1. Vallée JP. CDRMG : acte de naissance d’une nouvelle société savante. Journal faxé de l’Unaformec. 2001:151.Pour lire tous les autres Journaux Faxés (accès libre) … |
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