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Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 86 du lundi 9 février 2009.


  • Editorial : quels moyens pour les nouvelles frontières ?
  • En 2009, l'UNAFORMEC vous propose les thèmes de formation suivants...
  • Liste des séminaires conventionnels proposés en 2009 par l'UNAFORMEC
  • FPC 2009 : quelques formations
  • Bibliomed 532 du 5 février 2009 :  Le médecin « éducateur » du patient ?
  • Journal faxé du 4 février 2009 : l'UNAFORMEC et sa société scientifique de médecine générale.
  • Les actualités de l'UNAFORMEC
drahiEditorial : quels moyens pour les nouvelles frontières ?

En 1986, l'UNAFORMEC avait publié un volumineux rapport sur les nouveaux champs d'activité du praticien (1). 23 ans après, ces champs sont investis par des médecins libéraux, toutes spécialités confondues. Les "nouvelles frontières" que décrivaient ce dossier sont donc atteintes. Quelles seront les nouvelles frontières des 20 ans à venir ?

Aujourd'hui, elles commencent à se dessiner. Elles ont pour noms (sans classement ni hiérarchie)  "décision partagée avec le patient",  "éducation thérapeutique", "coopérations interprofessionnelles", "maisons médicales", "qualité d'exercice et de vie des professionnels", "médecine fondée sur les preuves"... Nous en oublions sans doute. Quel est leur point commun : une nouvelle place du médecin dans un système de santé plus coopératif, plus partagé, et plus centré sur les individus que sont les patients et les professionnels. Cela peut être perçu comme une perte de légitimité du médecin, voire de son «pouvoir».  De fait, de nombreuses analyses montrent que les médecins souffrent aujourd'hui du grand écart entre les valeurs et les missions enseignées au cours de leur formation initiale, et la réalité des usages professionnels. Trop de difficultés à exercer aujourd'hui ne permettent pas de s'investir sereinement dans le futur.  Nous ne voyons pas non plus nos tutelles faire œuvre de pédagogie, en nous donnant une grille de lecture de ces mutations. Au contraire, elles nous proposent un empilement de missions : coordination, actions de santé publique, prévention, ... sans en prévoir les moyens nécessaires, et en positionnant le médecin comme le seul acteur de ces transformations, qui peuvent alors être vécues comme des contraintes. C’est bien le paradoxe de ces mutations du système de santé, déjà mises en œuvre par nombre de professionnels, reposant au début sur le militantisme, et qui aujourd’hui deviennent des injonctions. Pourtant, il faudra bien des moyens pour les mettre en œuvre, financiers et humains. C’est bien le rôle de la FMC d’accompagner les professionnels, mais cela ne peut se faire que s’il existe une véritable prise en compte des moyens nécessaires à ces mises en œuvre.

Eric DRAHI


1- Les Nouveaux Champs d’Activité du Praticien: épidémiologie de terrain, recherche clinique, prévention/éducation sanitaires, santé communautaire

seminairesEn 2009 l’Unaformec vous propose les thèmes de formation suivants...

  • Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
  • Voyage au cœur du sommeil : les insomnies, essai de réponse.
  • Arrêter les benzodiazépines chez le sujet âgé : dogme ou réalité ? Se poser les bonnes questions et informer.
  • Des antibiotiques ou des antiviraux dans les infections respiratoires saisonnières réputées virales
  • Arrêts de travail et reprise d'activité: mode d’emploi
  • Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis
  • Polyarthrite rhumatoïde et rhumatismes auto-immuns : diagnostic et prise en charge initiale
  • Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge & informer pour prévenir
  • Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
  • AVK - Vivre mieux et plus longtemps sans saigner.
  • Peut-on se passer d’imagerie dans la lombalgie commune récente ?
  • Épaule douloureuse: comprendre, expliquer, soigner. De l'antalgie à la chirurgie
  • Traumatismes articulaires récents du genou et de la cheville - Un examen méthodique pour une prise en charge adaptée.
  • Contraception : écouter et informer pour un choix éclairé
  • L’adolescent et le médecin généraliste
  • Suivi de l’adolescent : une consultation à risque médico-légal
  • Troubles du comportement de l’enfant (2 ans à 6-7 ans). Quand faut-il s’inquiéter ?
  • Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1mois-6ans) ?
  • Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
  • Maladie d’Alzheimer et Médecine Générale : Que faire après l’annonce du diagnostic ?
  • Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute. « Ne laissons pas tomber les vieux »
  • Cancer du col utérin : dépister – prévenir - informer
  • Dépister et prévenir les mélanomes
  • Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers ?
  • Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
  • Violences faites aux femmes : repérage et certificat médical.
  • Sevrage tabagique : « motivons-nous, motivons les ».
  • Généraliste et dépression : reconnaître, soigner, accompagner
  • La broncho-pneumopathie obstructive post-tabagique : Vous avez dit maladie générale ?
  • Le généraliste et le patient insuffisant cardiaque chronique : optimiser sa prise en charge.
  • Diabétique de type 2 : éducation diététique
  • Maladies chroniques : aider le patient a gérer sa maladie
  • Le pied du diabétique : objet de tous les soins.
  • Grippe. Limiter la casse. Mieux protéger nos patients à risque
  • Vacciner : qui, pourquoi et comment ?
  • Le refus parental de certaines vaccinations chez le nourrisson. Quelques pistes pour s’en sortir.
  • Troubles de l'humeur et états psychotiques à l'adolescence : Repérer, traiter accompagner

Pour voir le détail de ces séminaires sur notre site web... Vous pouvez-aussi retrouver ces séminaires classés par date, région et organisme...


 

FPC 2009: quelques formations...


sommeilVoyage au cœur du sommeil : les insomnies, essai de réponse.

6 et 07 mars 2009 - Danne et quatre vents, Lorraine

Responsable de l'action :    DUBOIS Gérard
Téléphone inscription :    03.87.31.98.98.
Mail inscription :    ammppu@wanadoo.fr

Formation de 2 jours consécutifs pour 24 participants [Généralistes] 

Hommes ou femmes, de l’enfance à l’âge avancé, peuvent être concernés à tout moment par l’insomnie. C’est une pathologie à forte prévalence dans la population générale. En 2003, selon les données de l’observatoire de la médecine générale de la SFMG, l’insomnie était le 22ème motif le plus fréquent de consultation en médecine générale (3% des motifs de consultation). Diverses études nord-américaines faites auprès de médecins généralistes ont montré les difficultés de la prise en charge au quotidien de l’insomnie : il est toujours long et difficile d’interroger l’insomniaque et plus simple de prescrire un médicament, malaisé de recourir à des approches de type comportemental, pour lesquelles la disponibilité de professionnels formés est toujours une gageure. L’objectif est donc, au cours de cette formation, d’en arriver à un consensus professionnel aussi fort que possible, établir quelques règles « de bon sens » basées sur une démarche pragmatique.

Objectif : différencier les différentes formes d’insomnie primaires ou secondaires et prendre en charge leurs insomniaques en leur proposant les thérapeutiques appropriées, non pharmacologiques ou pharmacologiques.

Quatre étapes :
-    Qui sont nos insomniaques, comment les prenons-nous en charge ?
-    Mise en situation clinique 1. Appropriation de la démarche
-    Mise en situation clinique 2 : Est-ce si simple ?
-    Informer les patients

Experts :
-    Un thérapeute comportementaliste, compétent dans les troubles du sommeil.
-    Un médecin généraliste formé à la synthèse et à l’analyse critique en groupes de formation.



Reprises de prothèses totales de hanche : balance bénéfices/risques et qualité de vierotule_mecanique

26 mars 2009 - Fort de France, Martinique
Formation de 2 jours pour spécialistes chirurgiens orthopédistes – 16 crédits

Responsable de l'action :    ROUVILLAIN Jean-Louis
Téléphone inscription :    05 96 55 21 78
Mail inscription :    madinortho@chu-fortdefrance.fr

Une reprise de prothèse totale justifie une approche technique plus complexe et entraîne une morbidité et une mortalité plus importantes, un avenir plus incertain qu’il faut mettre en balance avec le gain fonctionnel obtenu, mais également la qualité de vie et la longévité. Un patient avec une prothèse descellée va voir son autonomie très réduite, ce qui signifie maison de long séjour et modification fondamentale de sa qualité de vie. Outre l’aspect technique de la reprise chirurgicale, le rapport bénéfice risque et l’évaluation de la qualité de vie future que pourra récupérer le patient sont donc autant d’éléments fondamentaux dans l’indication chirurgicale qui sera portée.
L’objectif de cette formation est donc de s’approprier les critères de descellement d’une prothèse , évaluer les éléments de pertinence et de faisabilité d’une reprise chirurgicale, identifier les conséquences de l’intervention et évaluer le bénéfice prévisible en termes de qualité de vie.

Quatre étapes :
-    Épidémiologie et les signes d’alerte
-    Les reprises de prothèses totales de hanche. Faisabilité – Bénéfices/risques
-    Les reprises de prothèses de genou. Faisabilité – Bénéfices/risques
-    Évaluer la qualité de vie


contraceptionContraception : écouter et informer pour un choix éclairé

13 et 14 mars 2009 - Bègles, Aquitaine
Public :    Généralistes

Responsable de l'action :    LABBE Jacques
Téléphone inscription :    05.57.01.12.16.
Mail inscription :    unaformec.aquitaine@orange.fr

La contraception représente une part importante de l’activité des médecins généralistes (40% en moyenne en 2005). Les différentes méthodes contraceptives couramment utilisées sont considérées comme très efficaces avec un taux d’échec variant selon la méthode de 0,1 à 0,5 grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation. Toutefois ceci n’est pas un strict reflet de la réalité, les chiffres pouvant varier de 0,1 à 6 voire 8 grossesses pour 100 femmes sur la même période selon la méthode utilisée. Même s’il revient au prescripteur de relever les éventuelles contre-indications propres à chaque patiente, les critères médicaux ne peuvent être considérés comme les seuls critères décisionnels, une implication de la femme et si possible du couple dans le choix de la méthode répondant le mieux à leurs attentes, leurs représentations et leurs conditions matérielles de vie étant déterminantes.
Objectif: permettre aux participants de s’approprier les données disponibles sur les différentes méthodes contraceptives pour mieux informer les patientes, prendre en compte leurs attentes, les situations particulières et toute la dimension psycho-sociale dans la décision de prescription.

Cinq étapes :
-    La première consultation pour contraception
-    Les situations particulières et les situations à risque
-    La contraception par dispositif intra-utérin.
-    Les modalités de suivi des différentes contraceptions.
-    Informer pour prévenir. Comment améliorer la pratique ?

Experts :
-    Un médecin généraliste intervenant habituel dans un centre de planification et d’éducation familiale et d’interruption volontaire de grossesse
-    Un gynécologue.


Violences faites aux femmes : repérage et certificat médicalfemme

21 mars 2009 - Blois, Centre
Formation d’une journée pour 24 participants [Généralistes et spécialistes]  

Responsable de l'action :    SERVOIN Isabelle
Téléphone inscription :    02 38 45 31 49
Mail inscription :    nelly.dabee@wanadoo.fr

Une femme sur 10 en France est victime de violence conjugale. Une femme victime de violence conjugale perd entre 1 et 4 années de vie en bonne santé. Les répercussions économiques, en France, des violences au sein du couple sont estimées à 1 milliard d’euros selon le rapport du CRESGE en 2006. La moitié seulement des femmes victimes de violences font une démarche : 24% d’entre elles s’adressent à un médecin en priorité mais seulement 8% des médecins pensent à poser la question des violences à leurs patientes. Le médecin, grâce au certificat médical, permet à la victime de passer de l’état de « blessée » à l’état de « plaignante ». Ce changement de comportement est le passage nécessaire à l’arrêt du processus de violence. Le certificat médical sert de base à l’autorité judiciaire pour orienter la plainte. 

Objectif : informer et aider les participants à identifier et prendre en charge les pathologies liées à des violences.

Deux étapes
-    Repérer les violences conjugales
-    Le certificat et l’ITT

Expert : un médecin généraliste, psychiatre ou urgentiste ayant une formation et une expérience professionnelle dans le domaine des violences conjugales.


bibliomedBibliomed 532 du 5 février 2009 :  Le médecin « éducateur » du patient ?

La réflexion sur l’éducation thérapeutique du patient (ETP) s’est approfondie face à l’observance médiocre des prescriptions dans les maladies chroniques, et l’échec des premières tentatives d’ETP fondées sur les seules informations sur la maladie et son traitement. Il s’agit maintenant d’établir un partenariat constructif patient-soignants, alors que la formation médicale actuelle concerne surtout la dimension biomédicale, et méconnaît souvent les aspects pédagogiques, psycho-sociaux, et de suivi au jour le jour et à long terme. Au-delà de la connaissance des données du diagnostic, des choix thérapeutiques, du suivi biologique et instrumental, le médecin « éducateur » doit être un pédagogue visant, plus qu’à apporter des connaissances au patient, à lui apprendre à se traiter, notamment à partir de ses difficultés et aléas de la vie quotidienne.

Pour lire la suite de ce numéro et s’abonner à Bibliomed ...


jfaxJournal faxé du 4 février 2009 : l'UNAFORMEC et sa société scientifique de médecine générale.

L’ambition affichée à l’époque (1)  était de disposer d’un « outil » permettant à l’Unaformec, association de fédérations régionales de formation médicale continue, d’exprimer pleinement sa vocation trans-disciplinaire. Ce n’est paradoxal qu’en apparence : il semblait évident qu’à côté des expertises spécialisées, et en synergie avec elles, il fallait maintenant construire progressivement une expertise propre à la médecine générale, tout aussi indispensable à la qualité des formations. C’était l’aboutissement logique de l’effort de formation à la pédagogie d’adultes, développée notamment au sein d’Agora Formation. Objectif ambitieux, et toujours d’actualité…

En 2000, le conseil d’administration de l’Unaformec décidait de se doter d’une société scientifique de médecine générale, devenue depuis la SFDRMG (société française de documentation et de recherche en médecine générale). Evitons aujourd’hui tout malentendu à ce sujet…

Pourquoi une société scientifique de médecine générale à l’Unaformec ? La décision procédait de la conjonction de deux évolutions. D’une part, le centre de documentation avait développé progressivement ses activités d’analyse documentaire et d’écriture. Faut-il rappeler que plus de 55000 articles sélectionnés pour leur pertinence pour la médecine générale sont aujourd’hui indexés dans sa base de données, que le 1er numéro de Bibliomed date de 1996 ? Faut-il aussi rappeler le foisonnement d’activités de recherche et d’écriture fait à partir de cette documentation ? D’autre part apparaissait dans diverses publications de l’époque le caractère incontournable du travail des sociétés scientifiques : on ne pouvait voir les pratiques s’adapter en permanence aux données actualisées de la science qu’à partir d’une réflexion fondée sur les aspects scientifiques propres à chaque discipline. Cette réflexion concernait aussi la médecine générale, parente « pauvre » dans ce domaine. C’était notamment une condition essentielle pour que les recommandations ne restent pas un simple catalogue de bonnes intentions, ou deviennent, au pire, des « normes » opposables en toutes circonstances à chaque professionnel. La décision du conseil d’administration prenait acte de ce double cheminement. 

La construction progressive d’une expertise en soins primaires. Les premiers séminaires de formation réalisés dans le cadre conventionnel ont permis de mettre en action les compétences pédagogiques acquises par les uns et les autres. La notion d’expertise en soins primaires a pu sembler, quand elle est apparue pour la première fois dans le cahier des charges de la FPC, un gadget sans doute provisoire, lié à la marque « syndicale » des signataires de la convention. Elle a d’ailleurs failli disparaître au changement de couleur de la convention suivante. Pourtant, la participation de généralistes à différents groupes de réflexion ou de décision a montré que l’on ne pouvait se contenter d’une présence alibi. La notion « d’experts » prenait son sens dans toutes les disciplines, médecine générale comprise, même si ce n’était pas toujours évident. Elle concerne la profession tout entière. Cela passe nécessairement par un travail de fond qui nécessite une coordination avec toutes les sociétés scientifiques de médecine générale qui existent, quels que soient les griefs antérieurs, si l’on veut éviter tout gaspillage d’énergie, et surtout rendre possible et pérenne une telle expertise. Si l’on admet ces quelques prémisses, il ne peut y avoir aucun malentendu.

JP VALLEE

1. Vallée JP. CDRMG : acte de naissance d’une nouvelle société savante. Journal faxé de l’Unaformec. 2001:151.

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